2026 ECTA Annual Conference in Dublin
Martin Gutwillinger will be attending the 2026 ECTA 44th Annual Conference in Dublin from June 16th to June 19th 2026
Martin is eagerly looking forward to reconnecting with colleagues and making new connections.
Martin Gutwillinger will be attending the 2026 ECTA 44th Annual Conference in Dublin from June 16th to June 19th 2026
Martin is eagerly looking forward to reconnecting with colleagues and making new connections.
Les marques d’une entreprise relèvent du droit de la propriété industrielle, branche de la propriété intellectuelle (PI), qui regroupe les droits portant sur les créations immatérielles.
Depuis plus de soixante ans, l’économie a profondément évolué. Les entreprises sont passées d’une logique majoritairement industrielle à une économie de plus en plus fondée sur les actifs immatériels. Dans ce contexte, la propriété intellectuelle s’est imposée progressivement comme un levier stratégique central — parfois bien avant que les entreprises elles-mêmes n’en prennent pleinement conscience.
Aujourd’hui encore, toutes les entreprises génèrent de la PI, parfois sans le savoir ni en mesurer la portée économique. Idées, projets, concepts : mais qu’est-ce qui peut réellement être protégé et exploité ?
Si une idée, en tant que telle, ne peut être protégée, il est en revanche possible de protéger la matérialisation de cette idée : produits ou procédés techniques qui en découlent, noms et logos liés à un nouveau produit ou service, apparence des objets, écrans d’interfaces graphiques, algorithmes à visée technique, etc.
Dans le présent article, nous nous intéressons plus particulièrement à la marque, qui constitue l’un des piliers les plus visibles — mais aussi les plus sensibles — de l’identité d’une entreprise.
Les marques nous entourent tous les jours
Si vous voyez un logo dans le commerce, dans une publicité ou simplement dans la rue, vous associez souvent instinctivement ce signe à une entreprise précise, et à une certaine attente en termes de produits ou de services.
Ce réflexe, qui semble aujourd’hui naturel, est le résultat d’une construction progressive. Il y a plusieurs décennies encore, la marque jouait avant tout un rôle d’identification. Avec le temps, elle est devenue un véritable repère de confiance pour le consommateur, dans un environnement où l’offre s’est densifiée et diversifiée.
Le logo, le nom, les éléments visuels permettent d’identifier une entreprise. Mais derrière ces signes familiers se cache une réalité bien plus profonde : la marque. Elle n’est pas qu’un élément graphique ou marketing — elle représente l’identité même de l’entreprise et constitue l’un de ses actifs les plus précieux.
La marque, un repère dans un monde saturé
Chaque jour, nous sommes exposés à des centaines de logos, de slogans et de noms d’entreprises. Pourtant, seuls certains d’entre eux parviennent à s’imposer durablement dans notre esprit.
Prenons un exemple simple : deux cafés, situés à quelques mètres l’un de l’autre. Pourquoi le consommateur se dirige-t-il spontanément vers celui dont le nom lui est familier ? Parce qu’il y associe une expérience, une qualité perçue, une promesse tenue dans le temps.
Cette fonction de repère s’est renforcée au fil des années. À mesure que les marchés se sont mondialisés et digitalisés, la marque est devenue un raccourci cognitif essentiel, permettant de distinguer, de rassurer et de choisir.
Un capital immatériel qui s’est imposé avec le temps
Ce qui rend la marque particulièrement précieuse, c’est son caractère immatériel. Elle n’existe pas physiquement, mais sa valeur économique est bien réelle.
Il y a soixante ans, rares étaient les entreprises qui inscrivaient la marque au cœur de leur stratégie patrimoniale. Aujourd’hui, elle figure parmi les actifs les plus valorisés, parfois bien au-delà des actifs matériels.
Cette réalité concerne désormais toutes les tailles d’entreprise. PME, startups et artisans ont compris que la marque cristallise :
Une marque forte attire, fidélise, facilite les partenariats et ouvre de nouveaux marchés. Mais comme tout actif stratégique, elle doit être protégée.
Le risque de ne pas protéger sa marque : une leçon récurrente
L’expérience montre que de nombreuses entreprises commettent encore la même erreur : investir dans un nom, un logo ou une identité visuelle sans vérification préalable ni dépôt de marque.
Ce constat n’est pas nouveau. Depuis des décennies, les mêmes situations se répètent : des entreprises contraintes de changer de nom après plusieurs années d’exploitation, des conflits juridiques évitables, des pertes de notoriété parfois irréversibles.
Dans un environnement désormais mondialisé et numérique, ces risques se sont même amplifiés. Une marque non protégée peut être copiée, contestée ou détournée bien plus rapidement qu’auparavant.
Les recherches d’antériorité : un réflexe devenu indispensable
Avant de déposer une marque, il est fondamental de vérifier qu’elle n’entre pas en conflit avec des droits antérieurs. Cette démarche, appelée recherche d’antériorité, est aujourd’hui incontournable.
Si elle existait déjà il y a plusieurs décennies, sa complexité s’est accrue avec l’internationalisation des marchés et la multiplication des registres. Elle nécessite désormais une analyse rigoureuse des signes, des classes de produits et services et des territoires concernés.
Cette étape permet d’éviter des conflits coûteux et de bâtir une stratégie de marque sur des bases solides.
Déposer sa marque : un acte fondateur, hier comme aujourd’hui
Une fois la disponibilité confirmée, le dépôt de marque constitue l’acte fondateur de la protection juridique. L’enregistrement de la marque confère un droit exclusif d’utilisation du signe pour les produits et services désignés, sur le territoire couvert.
Ce principe est resté le même depuis des décennies. En revanche, les enjeux liés au dépôt ont profondément évolué. Aujourd’hui, une protection efficace doit intégrer :
La marque n’est plus seulement protégée pour le présent, mais pour accompagner l’entreprise dans le temps.
La marque, mémoire et projection de l’entreprise
Au-delà de sa dimension juridique, la marque est un marqueur d’identité. Elle porte l’histoire de l’entreprise, ses valeurs, mais aussi ses ambitions futures.
Les marques qui traversent le temps sont celles qui ont su évoluer sans se renier. Elles s’adaptent aux usages, aux marchés et aux technologies, tout en conservant un socle identitaire solide.
Penser la marque, c’est donc penser à la fois l’héritage et la projection.
Anticiper les enjeux de demain
Les défis à venir sont nombreux : accélération de l’innovation, digitalisation accrue, intelligence artificielle, multiplication des canaux et des territoires d’exploitation.
Dans ce contexte, la protection des marques devra être toujours plus stratégique, proactive et évolutive. Elle ne pourra plus se limiter à une démarche ponctuelle, mais s’inscrire dans une vision à long terme.
Le rôle de l’accompagnement spécialisé dans la durée
Face à ces enjeux, beaucoup d’entreprises choisissent de se faire accompagner par des conseils en propriété industrielle. Leur rôle est de sécuriser le processus, d’anticiper les risques, et de bâtir une stratégie de protection adaptée à la réalité du marché et aux ambitions de l’entreprise.
Il s’agit de juristes spécialisés dans la matière, dont l’accompagnement permet notamment :
Quand il s’agit de la protection des innovations, les ingénieurs spécialisés interviennent pour les recherches et rédaction des brevets.
C’est un investissement qui protège durablement la valeur d’une marque et évite des litiges coûteux.
Une marque durable se construit dans le temps long
Dans un monde en perpétuelle mutation, la marque reste un point d’ancrage. Elle relie l’entreprise à ses clients, distingue ses produits et incarne sa vision.
Mais pour qu’elle conserve cette fonction dans le temps, elle doit être pensée, protégée et accompagnée avec rigueur et anticipation. La protection des marques n’est pas une formalité administrative : c’est un choix stratégique, inscrit dans le temps long.
Sans marque, pas d’identité forte.
Sans protection, pas de transmission.
Et sans vision, pas de marque durable.


We are proud to share that Office Freylinger has once again been recognized in the World Trademark Review #WTR1000 rankings confirming Office Freylinger as being “a trusted force in protecting and defending brands”.
As we celebrate our 60th anniversary, this recognition highlights the collective dedication of our entire team — past and present — whose expertise, collaboration, and passion continue to drive our success.
This year, two of our senior Trademark Attorneys, Marie-Christine Simon and Martin Gutwillinger have been listed as “Recommended Individuals”, reflecting the firm’s enduring commitment to excellence in trademark law and client service.
Our warmest thanks go to our clients for their trust and partnership, and to our exceptional colleagues for their commitment and teamwork.
Together, we celebrate this milestone and look forward to many more years of innovation, collaboration, and shared success in protecting intellectual property worldwide.
Soixante ans.
Dans la vie d’une entreprise, ce chiffre n’est jamais anodin. Il raconte la durée, la constance, la capacité à traverser les époques, les mutations économiques, technologiques et sociétales. Il raconte aussi une histoire humaine : celle de femmes et d’hommes qui, génération après génération, ont fait vivre une vision, un savoir-faire et une culture.
En 2026, Office Freylinger célèbre ses 60 ans d’existence.
Soixante ans d’engagement au service de la propriété intellectuelle.
Soixante ans d’expertise juridique et stratégique.
Soixante ans d’adaptation, d’innovation et de transmission.
Cet anniversaire marque bien plus qu’une date symbolique : il ouvre une année de célébration, de réflexion et de projection, que nous avons souhaité incarner à travers une série d’articles thématiques publiés tout au long de l’année. Une série pensée comme un fil rouge entre notre histoire, nos métiers et les défis de demain.
60 ans de longévité : une preuve de confiance
Fondé en 1966, Office Freylinger s’est développé dans un environnement en constante évolution, où les cadres juridiques, les technologies et les usages se sont profondément transformés. Si l’entreprise est toujours là aujourd’hui, c’est avant tout parce qu’elle a su gagner et conserver la confiance de ses clients, partenaires et collaborateurs.
Cette longévité n’est pas le fruit du hasard.
Elle repose sur des valeurs solides : rigueur, indépendance, excellence, sens du service.
Elle repose aussi sur une capacité à se remettre en question, à faire évoluer ses pratiques et à anticiper les besoins émergents en matière de protection, de valorisation et de défense des actifs immatériels.
Dans un monde où l’innovation s’accélère et où la propriété intellectuelle devient un levier stratégique majeur, durer, c’est déjà démontrer sa pertinence.
Un ancrage local, une portée internationale
Implanté au Luxembourg depuis sa création, Office Freylinger s’est développé au cœur d’un écosystème naturellement ouvert sur le monde. Pays carrefour, multilingue et international par essence, le Luxembourg a façonné une culture professionnelle tournée vers la coopération transfrontalière, la diversité des marchés et la complexité des cadres juridiques internationaux.
Cet ancrage local fort n’a jamais été une limite. Il est au contraire devenu un point d’appui pour accompagner des clients actifs bien au-delà des frontières, en Europe comme à l’international. Aujourd’hui, Office Freylinger agit comme un partenaire de confiance pour la protection et la valorisation des actifs de propriété intellectuelle dans un environnement mondial, en coordonnant stratégies, procédures et expertises à l’échelle globale, tout en conservant la proximité et l’exigence qui font son identité.
60 ans d’expertise : un ADN profondément ancré
La propriété intellectuelle est au cœur de l’ADN de Office Freylinger depuis six décennies. Marques, brevets, dessins et modèles, droits d’auteur, contentieux, stratégies internationales : nos expertises se sont enrichies au fil du temps, en réponse à la complexification des enjeux et à l’internationalisation des marchés.
Mais au-delà des domaines juridiques, c’est une culture de l’expertise qui s’est construite. Une culture fondée sur :
Ces 60 ans racontent une histoire de continuité, mais aussi d’apprentissage permanent.
Une année anniversaire tournée vers le partage
Pour marquer cet anniversaire, nous avons choisi de ne pas nous contenter d’un regard rétrospectif. Tout au long de l’année, nous publierons une série d’articles explorant différentes thématiques clés de la propriété intellectuelle, en lien avec nos métiers, nos expertises et les transformations à l’œuvre dans notre environnement.
Chaque publication fera le lien entre :
Cette série se veut à la fois pédagogique, stratégique et prospective. Elle s’adresse à nos clients, partenaires, pairs, mais aussi à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur le rôle central de la propriété intellectuelle dans l’économie de demain.
60 ans… et déjà tournés vers le futur
Célébrer 60 ans d’existence n’est pas un aboutissement. C’est une étape.
L’avenir de la propriété intellectuelle se dessine aujourd’hui, à la croisée de mutations profondes : digitalisation, intelligence artificielle, mondialisation des marchés, nouveaux modèles d’innovation, enjeux de durabilité et de souveraineté.
Face à ces transformations, Office Freylinger entend continuer à jouer son rôle : celui d’un partenaire stratégique, capable d’accompagner ses clients non seulement sur les plans technique et juridique, mais aussi dans une vision globale et prospective de leurs actifs immatériels.
Les solutions d’expert IP du futur se construisent dès maintenant. Elles exigent de l’anticipation, de l’agilité, une compréhension fine des technologies émergentes et un dialogue constant avec les acteurs de l’innovation. C’est dans cette dynamique que s’inscrit Office Freylinger aujourd’hui.
Une histoire qui continue
À travers cette année anniversaire, nous célébrons notre passé, nous affirmons notre présent et nous préparons l’avenir.
Le logo spécialement conçu pour les 60 ans incarne cette continuité : un pont entre l’héritage et la projection, entre l’expertise acquise et celle que nous continuerons à développer.
Soixante ans après sa création, Office Freylinger reste fidèle à ce qui fait son identité profonde, tout en regardant résolument vers demain.
Bienvenue dans l’année des 60 ans.
Une année pour célébrer, partager et imaginer ensemble l’avenir de la propriété intellectuelle.
Office Freylinger est partenaire du Paperjam Brand Manager 2026 – rencontrez notre équipe lors de la cérémonie de remise des prix ce 22 janvier 2026 à la « KUFA » à Esch/Alzette.
Ce prix récompense celles et ceux qui façonnent les marques avec intelligence, cohérence et vision — des qualités que cultive Office Freylinger depuis six décennies.
Nous sommes curieux de connaître les gagnants de cette 3ème édition du Brand Manager et félicitons tous les nominés.
Every five years, the Nice Classification that governs the classification of goods and services is reviewed and a new edition is published. A review means amendments, and amendments means restructuring within the framework and adjustment of trademark applications.
Here are the main changes to note before the new Nice Classification comes into force this upcoming year, on January 1st, 2026:
| Class | Added | Deleted |
|---|---|---|
| 1 | Essential oils for use in manufacture | |
| 3 | Perfumes Essential oils for fragrance / cosmetic purposes | Essential oils |
| 9 | Glasses & contact lenses Emergency and rescue vehicles | |
| 10 | Glasses & contact lenses | |
| 12 | Emergency and rescue vehicles |
What impact will this new classification have on trademarks?
Office Freylinger’s Trademark Team is happy to assist for any question in regard to the amended classification and your trademark protection.
Le 16 octobre 2025, la Cour d’appel de Paris a rejeté les demandes faites par la société La Rosée qui reprochait à la société Caudalie d’avoir reproduit le packaging d’un de ses produits comme suit :

La Rosée se prévalait de faits de concurrence déloyale et parasitaire en arguant que les actes de parasitisme commis par la société Caudalie, vis-à-vis de leur « stick solaire », sont caractérisés par la reprise du conditionnement et de campagnes promotionnelles similaires à ceux de son stick, ainsi que des actes de concurrence déloyale caractérisés par l’apparition d’une confusion dans l’esprit du public.
Selon la Cour d’Appel :
La Cour d’Appel a donc jugé que les actes de concurrence déloyale et de parasitisme n’étaient pas démontrés et a donc rejeté les requêtes de la Rosée.
Bien entendu, cette décision ne doit pas être généralisée. Le parasitisme demeure en soi recevable concernant les packagings dans le domaine cosmétique.
Toutefois, démontrer une concurrence déloyale et un parasitisme est difficile dans ce secteur, puisque la Cour demande des preuves précises et concrètes, et protège de manière large le concept de concurrence sur le marché, pour permettre une compétition équitable et d’éviter l’abus de position dominante.
Ainsi, les similitudes de forme, de couleur ou de style, lorsqu’elles relèvent de tendances de marché, ne suffisent pas à caractériser en elle-même un parasitisme.
Il convient alors plutôt de s’orienter vers des dépôts de marques tridimensionnelle ou de dessins et modèles qui permettent alors d’invoquer d’autres fondements à l’action.
Les équipes d’Office Freylinger sont à votre disposition si vous avez des questions en matière de la défense de vos droits de propriété intellectuelle.
In a recent decision, the Court of Justice of the EU (Case C-563/24) has clarified that a drink with 0%o alcohol cannot be marketed using the term “gin”, even with qualifiers like “alcohol-free” or “virgin”, considering that “gin” is protected under the EU spirit regulation. The term “gin” is thus reserved for spirits with at least 37.5% alcohol and specific production methods and ingredients. Using the term for 0%o beverages is considered misleading for consumers.
The products themselves can still be sold but the word “gin” is now banned on labels and marketing for alcohol-free alternatives.
A major change for anyone in the beverage sector to keep in mind and to consider when creating your marketing campaign.
Do not hesitate to reach out to our experts to check if the names you intend to use are free to use.
The EUIPO’s Cancellation Division declared in a decision dated May 15th, 2025 that “when standard typefaces incorporate graphic design elements into the lettering and these elements have a sufficient impact on the mark as a whole, this gives it a distinctive character”.
The distinctive character of a trademark, also known as distinctiveness, is one of a condition for a trademark to be registered. The distinctiveness refers to the ability of the trademark to clearly identify the origin of goods or services, distinguishing them from those of competitors. An element of a sign is not distinctive if it is exclusively descriptive of the goods and services themselves or of the characteristics of those goods and services (such as their quality, value, purpose, provenance, etc.) and/or if its use in trade is common for those goods and services. Similarly, an element of a sign that is generic (such as a common shape of a container or a common color) will also lack distinctiveness.
In this case, it is about a trademark using the sole stylized verbal element “NICE”, namely the European Union trademark which covers various ice products including ice creams. The applicant of the cancellation action claimed in its arguments:
However, when a word is graphically modified causing a consumer to analytically reflect on the meaning of the mark, it will change the consumer’s perception of the word and allow them to associate it with a specific brand, enabling the distinctiveness of a trademark, as the consumer will be able to identify the origin of the goods or services.
This is exactly what the EUIPO decided in this case to overturn the cancellation applicant’s arguments.
The EUIPO stated that a reversed “N” and a diaeresis “I” is sufficient enough to render the mark distinct due to the unusual combination that an average consumer would not expect, and that the words stylization was enough. It is irrelevant to determine whether the sign ‘NICE’ is descriptive of the contested goods, since the stylisation of the sign is sufficiently fanciful, surprising and unexpected to render the mark distinctive. Therefore, the graphic elements have a significant impact on the contested sign. Consumers will not clearly perceive, without further reflection, that the sign refers to the word ‘NICE’.
This decision is more than welcome and will allow this brand, well known in Luxembourg for ice cream in particular, to continue to delight the taste buds of gourmets while maintaining its monopoly as a trademark.
The lessons here?
Don’t be shy! Be inventive and style your mark in a way that it starts making you view it in a different light.
Here at Office Freylinger, we can advise you on what makes a trademark distinctive and assist you through all your trademark registration process and cancellation actions
The EUIPO’s Cancellation Division declared in a decision dated May 15th, 2025 that “when standard typefaces incorporate graphic design elements into the lettering and these elements have a sufficient impact on the mark as a whole, this gives it a distinctive character”.
The distinctive character of a trademark, also known as distinctiveness, is one of a condition for a trademark to be registered. The distinctiveness refers to the ability of the trademark to clearly identify the origin of goods or services, distinguishing them from those of competitors. An element of a sign is not distinctive if it is exclusively descriptive of the goods and services themselves or of the characteristics of those goods and services (such as their quality, value, purpose, provenance, etc.) and/or if its use in trade is common for those goods and services. Similarly, an element of a sign that is generic (such as a common shape of a container or a common color) will also lack distinctiveness.
In this case, it is about a trademark using the sole stylized verbal element “NICE”, namely the European Union trademark which covers various ice products including ice creams. The applicant of the cancellation action claimed in its arguments:
However, when a word is graphically modified causing a consumer to analytically reflect on the meaning of the mark, it will change the consumer’s perception of the word and allow them to associate it with a specific brand, enabling the distinctiveness of a trademark, as the consumer will be able to identify the origin of the goods or services.
This is exactly what the EUIPO decided in this case to overturn the cancellation applicant’s arguments.
The EUIPO stated that a reversed “N” and a diaeresis “I” is sufficient enough to render the mark distinct due to the unusual combination that an average consumer would not expect, and that the words stylization was enough. It is irrelevant to determine whether the sign ‘NICE’ is descriptive of the contested goods, since the stylisation of the sign is sufficiently fanciful, surprising and unexpected to render the mark distinctive. Therefore, the graphic elements have a significant impact on the contested sign. Consumers will not clearly perceive, without further reflection, that the sign refers to the word ‘NICE’.
This decision is more than welcome and will allow this brand, well known in Luxembourg for ice cream in particular, to continue to delight the taste buds of gourmets while maintaining its monopoly as a trademark.
The lessons here?
Don’t be shy! Be inventive and style your mark in a way that it starts making you view it in a different light.
Here at Office Freylinger, we can advise you on what makes a trademark distinctive and assist you through all your trademark registration process and cancellation actions
The UK’s exit from the EU meant that it no longer had to follow the EU’s exhaustion laws. Therefore, as of January 2021, the UK no longer implemented the EU exhaustion regime. This opened the door for the UK to review the complicated choice of how the UK’s exhaustion of IP rights mechanism should apply to goods that are first sold in foreign markets. The issue at hand was whether the previous arrangements were in the best interests of the UK’s economy and society.
The UK government’s decision to maintain the UK+ exhaustion rights regime allows UK businesses and consumers to benefit from a choice of goods from across Europe. This means that products protected by IP rights can be bought from across the European Economic Area (EEA) and the UK, and resold in the UK without needing the permission from the IP owners. This decision ensures certainty and stability for those undertaking parallel trade across markets, ensures competition in the marketplace as well as fair access to IP protected goods. It also gives consumers continued and ready access to these products.
Please feel free to reach out to our Trademark Team for further questions in relation to your trademarks- in the UK, Europe and beyond.
Starting 1 May 2025, the first phase* of the EU Design Package Reform comes into effect, introducing significant changes to the European design right system.
The reforms aims to:
Summary of Modifications to European Design Right Effective 1 May 2025
1. Terminology Updates
2. Broadened Scope of Protection
3. Procedural Innovations
4. Fee Structure and Renewals
5. Repair Clause
The changes collectively modernize the EU design right system, making it more accessible, efficient, and better suited to the realities of digital and global markets.
Don’t hesitate to contact our experienced Design Attorneys Marie-Christine SIMON and Eugénie DESMET, to obtain more information on the protection of your designs under the new legislative framework and to benefit from these amendments.
*Further changes are foreseen to enter into force on 1st July 2026. The deadline for transposition of the new Directive into national law expires on 9th December 2027.
We are proud to announce that Marie-Christine SIMON has been recognized in the World Trademark Review 1000 in 2025 ranking.
WTR 1000 – the World’s Leading Trademark Professionals – a unique guide that identifies the top trademark professionals in key jurisdictions around the globe. The WTR 1000 focuses exclusively on trademark practice and has firmly established itself as the definitive ‘go-to’ resource for those seeking world-class legal trademark expertise.