Groundbreaking Changes in European Design Law: Opportunities for Businesses from 1st July 2026 Ⓓ

Groundbreaking Changes in European Design Law: Opportunities for Businesses from 1st July 2026 Ⓓ

European design law is facing a comprehensive modernization. Given the rapid digital transformation and the necessity to adapt protection mechanisms to new technologies such as 3D printing and interactive user interfaces, the European Commission has adopted a comprehensive legislative package for the reform of design protection. This package includes the recast of the EU Design Directive (2020/612/EU) and the amendment of the EU Design Regulation (2020/613/EU).

While the amended Regulation, which governs the EU-wide Registered Community Designs (RCDs), enters into force directly, EU member states must transpose the new Directive into their national legislation. For the most significant innovations, particularly the more flexible representation formats for applications at the EUIPO, the regulation will only take effect on July 1, 2026.

This reform offers businesses the opportunity to more effectively protect their creative assets and strengthen their competitiveness in a constantly evolving market.

Design is much more than aesthetics; it is a decisive economic factor. A recent EUIPO survey clearly underscores this: Three out of four European consumers are willing to pay more for better-designed products. This demonstrates the direct added value that outstanding design can generate. Effective protection of these designs is therefore essential to secure this value and prevent imitation.

The upcoming reform significantly modernizes the system and adapts it to the realities of the digital economy.

Key Adjustments and their benefits for every business:

  1. Flexible Representation of Digital and Dynamic Designs (from July 1, 2026):
    • The reform allows for the registration of dynamic and animated designs. This is particularly relevant for digital products, user interfaces (UIs), user experiences (UX), icons, and other software-based creations.
    • Applicants will be able to use a broader range of file formats in the future, including 3D files (up to 20 MB per file) and videos (also up to 20 MB). This enables a more precise and comprehensive representation of designs with movement or transitions.
    • The previous limitation to seven views will be abolished, which better accommodates the complexity of modern designs, especially in the digital realm.
  2. More Efficient Application Processes (partially already in force, fully from July 1, 2026):
    • It will be possible to combine up to 50 designs in a single multiple application, even if they do not belong to the same Locarno class. This simplifies the application process and can reduce costs.
    • Communication with the EUIPO will in future exclusively take place electronically via the user account, leading to faster and more secure processing of applications.
  3. Expanded Scope of Protection and Increased Legal Certainty (partially already in force):
    • The reform strengthens protection against imitation, especially in the digital environment and in the field of 3D printing, by clarifying the protectability of digital elements.
    • The definition of “product” is being modernized, so that non-physical objects such as virtual spaces, graphical user interfaces, or lighting installations can now be explicitly protected.
    • Introduction of the “D in a circle” symbol: Similar to the “®” symbol for registered trademarks, a new symbol – a “D” enclosed in a circle (Ⓓ) – is being introduced for registered designs. This new visual indicator will allow businesses to clearly mark their registered designs, signaling to the public and potential infringers that the design is protected. This can significantly enhance enforcement efforts and reduce instances of unintentional infringement.

These comprehensive changes offer businesses a unique opportunity to optimize and adapt their design strategy. The ability to comprehensively protect digital innovations can provide a decisive competitive advantage in today’s fast-paced economy.

Would you like to learn more about how these innovations will affect your design protection strategy and how you can best secure your creative achievements? Office Freylinger’s trademark and design team would be happy to advise you on the new possibilities of European design law, both at the EU level and concerning adaptations in national law.

Please contact us to clarify your individual questions and ensure the best possible protection for your Ⓓ designs.

2026 ECTA Annual Conference in Dublin

2026 ECTA Annual Conference in Dublin

Martin Gutwillinger will be attending the 2026 ECTA 44th Annual Conference in Dublin from June 16th to June 19th 2026

Martin is eagerly looking forward to reconnecting with colleagues and making new connections.

Etienne Nederlof rejoint Office Freylinger en tant que Mandataire en brevets européens senior

Etienne Nederlof rejoint Office Freylinger en tant que Mandataire en brevets européens senior

Office Freylinger a le plaisir d’accueillir Etienne Nederlof, qui a rejoint notre département Brevets en mai en qualité de Mandataire en brevets européens senior.

Etienne apporte plus de 25 années d’expérience dans le domaine de la propriété intellectuelle. Après avoir débuté sa carrière en cabinet, il a passé près de vingt ans en tant que conseil brevets au sein d’une entreprise multinationale active dans les secteurs de l’énergie et de la pétrochimie, où il a conseillé sur la protection, la gestion et l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle dans un environnement commercial international.

Mandataire en brevets européens, mandataire en brevets néerlandais et représentant près la Juridiction unifiée du brevet (JUB), Etienne associe une vaste expérience pratique à une formation académique pluridisciplinaire. Il est titulaire de diplômes de master en chimie, en droit ainsi qu’en administration et gestion des entreprises.

Son arrivée renforce encore la pratique brevets d’Office Freylinger ainsi que notre capacité à accompagner nos clients dans le développement, la protection et la défense de leurs droits de propriété intellectuelle à travers l’Europe et au-delà. Dans le cadre de la transition en cours au sein de notre département Brevets, Etienne reprend progressivement un certain nombre de dossiers clients et de responsabilités, garantissant ainsi la continuité du service et un transfert harmonieux des connaissances.

Nous sommes ravis d’accueillir Etienne au sein de notre équipe et nous réjouissons de l’expertise et de la vision qu’il apportera à notre cabinet et à nos clients.

Pour en savoir plus sur Etienne Nederlof, nous vous invitons à consulter son profil.

Un brevet unitaire doit couvrir l’ensemble des Etats membres participants

Un brevet unitaire doit couvrir l’ensemble des Etats membres participants

JUB Cour d’Appel: Papst Licensing GmbH & Co. KG c. OEB – CoA_8/2026, 9 février 2026 

Dès l’origine du système du brevet unitaire, il était généralement admis qu’un brevet européen ne pouvait bénéficier de l’effet unitaire que s’il couvrait l’ensemble des États membres participants au moment de l’enregistrement. En particulier, les brevets européens ne désignant pas Malte étaient considérés comme ne pouvant pas accéder à la protection unitaire.

Cette interprétation vient désormais d’être expressément confirmée par la Cour d’appel de la Juridiction unifiée du brevet dans l’affaire Papst Licensing GmbH & Co. KG c. OEB (UPC_CoA_8/2026, décision du 9 février 2026). 

L’affaire concernait un brevet européen issu d’une demande déposée avant l’accession de Malte à la CBE en 2007. Malte ne pouvant pas être désignée à la date de dépôt, le brevet délivré ne couvrait pas ce territoire. Le titulaire avait néanmoins sollicité l’effet unitaire, en soutenant que le brevet devait pouvoir bénéficier de cette protection pour les autres États membres participants. Devant la JUB, Papst Licensing soutenait que l’expression “délivré pour tous les États membres participants avec le même jeu de revendications”, figurant à l’article 3(1) du règlement 1257/2012, doit être comprise comme visant “tous les États membres participants pouvant être désignés pour ce brevet européen …”, et que les États ne pouvant pas être désignés ne doivent pas, à cet égard, être considérés comme des États membres participants. En pratique, Papst Licensing sollicitait donc l’effet unitaire, mais en excluant Malte (le « carve out » territorial).

La Cour d’appel a rejeté cette argumentation et confirmé une lecture stricte de l’article 3(1) du règlement 1257/2012. Elle a notamment relevé :

« Il ressort déjà du libellé de l’article 3(1) du règlement 1257/2012 qu’un brevet européen ne peut bénéficier de l’effet unitaire que s’il a été délivré avec le même jeu de revendications pour tous les États membres participants. » 

La Cour conclut en conséquence que :

« L’article 3(1) du règlement 1257/2012 ne peut être interprété comme permettant l’enregistrement de l’effet unitaire pour un brevet européen délivré qui ne comprend pas la désignation de l’un des États membres participants. » 

En pratique, cette situation ne devrait toutefois concerner qu’un nombre limité de brevets. Elle vise essentiellement certaines familles anciennes issues de demandes déposées avant l’accession de Malte à la CBE le 1er mars 2007. Pour ces brevets, l’accès au brevet unitaire est désormais clairement exclu.

Philippe OCVIRK, European patent attorney, UPC Representative

Intelligence artificielle et Propriété Intellectuelle : entre continuité, transformation et enjeux de protection 

Intelligence artificielle et Propriété Intellectuelle : entre continuité, transformation et enjeux de protection 

Introduction 

Depuis soixante ans, les évolutions technologiques ont profondément transformé les objets et les pratiques de la propriété intellectuelle. Des innovations industrielles aux avancées des sciences de la vie et du numérique, chaque transformation a soulevé de nouvelles questions de protection et conduit à adapter les cadres juridiques existants, tout en préservant, dans leur essence, les principes fondamentaux du droit. 

L’intelligence artificielle s’inscrit dans cette continuité, tout en introduisant des défis spécifiques. Par son développement rapide et ses usages multiples, elle s’impose aujourd’hui comme une technologie incontournable pour les entreprises, à la fois source d’opportunités en matière d’efficacité, d’innovation et d’assistance mais également de nouvelles incertitudes, notamment en matière de droits, de confidentialité et de maîtrise de l’information. 

Ces évolutions concernent directement la propriété intellectuelle, domaine stratégique pour les entreprises, mais encore insuffisamment appréhendé dans ses interactions avec l’IA. Elles interrogent également la pratique du Conseil en propriété industrielle, dont le rôle consiste précisément à analyser les innovations techniques afin de définir et mettre en œuvre des stratégies de protection adaptées dans des environnements technologiques en constante évolution. 

Le présent article propose d’examiner successivement : 

  • l’intégration de l’IA dans les usages quotidiens et les questions juridiques qu’elle soulève,  
  • son impact sur la profession de Conseil en propriété industrielle,  
  • et enfin les enjeux liés à la protection des technologies d’IA. 

1. L’IA dans les usages quotidiens : droits, confidentialité et maîtrise de l’information 

L’IA générative est aujourd’hui largement utilisée pour la production de contenus, l’assistance à de nombreuses tâches et les développements techniques. Rapidement adoptée par les entreprises, son utilisation soulève des risques juridiques significatifs, en particulier en matière de PI et de gestion de l’information. 

Dans ce contexte, une approche encadrée apparaît nécessaire. Elle suppose notamment la mise en place de règles internes d’utilisation et de formations adaptées, afin de sensibiliser les utilisateurs :  

  • aux opportunités et aux limites de ces outils, 
  • aux risques liés à l’utilisation d’informations confidentielles, 
  • ainsi qu’aux enjeux de respect des droits de tiers. 

Ces mesures visent à favoriser un usage maîtrisé de l’IA, en conciliant ses apports opérationnels avec les exigences juridiques applicables. 

Risques en matière de confidentialité et de secret 

L’utilisation d’outils d’IA implique la transmission de données en entrée, pouvant inclure des informations sensibles. Selon les conditions d’utilisation, ces données peuvent être stockées, réutilisées ou exploitées pour l’entraînement des modèles. 

Il en résulte un risque de perte de confidentialité, notamment au regard du secret des affaires. En matière de propriété industrielle, une telle divulgation peut également compromettre la brevetabilité d’une invention, en particulier au regard de l’exigence de nouveauté. 

Une vigilance particulière s’impose dès lors quant aux conditions contractuelles et implémentations techniques des outils utilisés, et aux informations qui leur sont confiées. 

Risques d’atteinte aux droits de propriété intellectuelle 

Les systèmes d’IA sont typiquement entraînés sur des volumes considérables de données, incluant des contenus protégés par des droits de propriété intellectuelle. Cette situation soulève des incertitudes quant à la licéité des données d’entraînement,du fonctionnement des modèles, et des contenus générés. 

Les sorties produites par ces systèmes peuvent, dans certains cas, reproduire ou imiter des éléments protégés, exposant les utilisateurs à un risque de contrefaçon, principalement en matière de droit d’auteur ou de marques. 

À cela s’ajoute une problématique spécifique liée au logiciel généré par IA. Le code produit peut, sans que cela soit apparent, intégrer des éléments soumis à des licences Open Source. Or, ces licences peuvent imposer des obligations contraignantes (notamment en matière de divulgation du code ou d’attribution), susceptibles d’être incompatibles avec les stratégies de protection ou de commercialisation envisagées. 

Incertitudes liées aux contenus générés 

Au-delà des questions de contrefaçon, l’utilisation de l’IA soulève des incertitudes quant à la nature et au statut juridique des contenus générés

D’une part, les résultats produits peuvent être : inexacts, incohérents, ou inadaptés à l’usage envisagé. La complexité des modèles rend en effet difficile toute prédiction fiable de leur comportement dans l’ensemble des situations. 

D’autre part, la question de la protection et de la titularité des droits sur ces contenus demeure incertaine. Dans de nombreuses juridictions, et en particulier en Europe, la protection par le droit d’auteur repose sur l’existence d’une création humaine. Dès lors, les contenus générés de manière autonome par une IA pourraient ne pas bénéficier de protection, ou voir leur régime juridique dépendre fortement du degré d’intervention humaine. 

Enfin, les conditions contractuelles applicables aux outils utilisés peuvent prévoir des règles spécifiques quant à l’utilisation et à l’exploitation des contenus générés, ajoutant une couche supplémentaire de complexité. 

Ces incertitudes invitent à une utilisation prudente de l’IA, en particulier lorsque les contenus générés présentent une importance stratégique pour l’entreprise. 

2. L’impact sur la profession de Conseil en PI 

L’IA concerne directement les Conseils en propriété intellectuelle, en particulier sous l’effet des outils génératifs, particulièrement adaptés à la production de texte. 

Des usages en développement, entre automatisation et assistance 

À ce stade, les usages les plus réalistes de l’IA dans la pratique professionnelle ne relèvent pas d’une automatisation complète, mais d’une assistance ciblée. Ils sont particulièrement pertinents pour l’automatisation de certaines tâches répétitives (mise en forme, structuration, gestion de données), le développement d’agents internes au cabinet, et l’assistance directe au Conseil dans ses travaux rédactionnels et analytiques. 

Les solutions professionnelles souffrent évidemment du défaut intrinsèque de l’IA générative : les modèles sont probabilistes, ils produisent des textes plausibles, mais sans garantie d’exactitude. Contrairement à un outil déterministe, ils peuvent générer des incohérences ou des erreurs, voire des hallucinations. Leur utilisation sans contrôle critique expose ainsi à un risque juridique significatif. 

D’autre part, comme pour les entreprises, l’utilisation de ces outils soulève des questions persistantes en matière de confidentialité, en fonction de leur architecture et des conditions d’utilisation. 

Enfin, le recours à des outils de type “one-click” peut conduire à une dégradation de l’engagement intellectuel du Conseil. La production rapide de textes fluents peut inciter à une validation superficielle, au détriment de la construction stratégique du dossier. 

En pratique, ces outils  tendent à produire des textes statistiquement plausibles, mais stratégiquement moyens : des brevets “corrects” en apparence, mais insuffisamment différenciés ou optimisés au regard des enjeux de protection. 

Dans ces conditions, l’IA ne peut être assimilée à un outil fiable au sens d’un calculateur : elle nécessite une utilisation critique et maîtrisée par le Conseil en PI

  

Renforcer la solidité et la cohérence des analyses du Conseil en propriété industrielle 

Malgré ces limites, l’intégration de l’IA dans la pratique apparaît inévitable. Utilisée de manière appropriée, elle constitue un outil utile pour : 

  • faciliter la synthèse de documents 
  • améliorer la robustesse des rédactions de brevets et autres écrits 
  • tester des formulations ou des arguments, 
  • ou encore confronter une analyse à des objections simulées. 

C’est selon nous la bonne approche aujourd’hui: utiliser l’IA comme un outil de réflexion et de discussion, et non comme un substitut au raisonnement du Conseil. 

Elle peut fournir une forme de “cartographie” des solutions possibles, en identifiant des formulations ou des angles d’analyse. En revanche, elle ne peut pas : 

  • intégrer pleinement le contexte du client, 
  • apprécier les contraintes économiques ou contentieuses, 
  • ni assumer la responsabilité d’un choix stratégique. 

Ces éléments relèvent de l’expertise du CPI, qui reste seul en mesure de déterminer la trajectoire de protection la plus appropriée. 

En définitive, le principe doit rester clair : AI assist, human decides. 

3. Les enjeux de la protection de l’IA par le brevet 

L’essor de l’IA se traduit également par une augmentation significative des dépôts de brevets, notamment à l’Office Européen des brevets (OEB). 

Du point de vue de l’OEB, les inventions impliquant de l’IA sont traitées comme des inventions mises en œuvre par ordinateur

À ce titre, elles sont soumises aux principes classiques de la Convention sur le brevet européen, en particulier : 

  • l’exclusion des méthodes mathématiques et des programmes d’ordinateur “en tant que tels”, 
  • et l’exigence d’un caractère technique pour accéder à la brevetabilité; 

Cette approche s’inscrit dans une jurisprudence bien établie, notamment issue de la décision COMVIK (T 641/00), selon laquelle seules les caractéristiques contribuant au caractère technique peuvent fonder l’activité inventive

Ainsi, contrairement à une idée répandue, l’IA ne constitue pas une catégorie à part : elle s’insère dans un cadre juridique déjà structuré de longue date pour les technologies logicielles. 

Comme toutes les autres inventions brevetables, les inventions mises en oeuvre par ordinateur doivent également répondre aux exigences de nouveauté et d’activité inventive.

Identifier un effet technique 

La particularité de l’IA tient à sa nature même : elle repose sur des modèles mathématiques et des algorithmes, en principe exclus de la brevetabilité en tant que tels. 

La question centrale devient alors celle du passage de l’abstrait au technique. 

Pour être brevetable, une invention impliquant de l’IA doit démontrer : 

  • soit un effet technique résultant de son application (par exemple traitement d’images, détection de signaux, pilotage d’un système technique), 
  • soit une contribution technique liée à sa mise en œuvre (optimisation de ressources, amélioration du fonctionnement d’un système informatique). 

L’OEB admet ainsi la brevetabilité de nombreuses applications de l’IA, dès lors qu’elles sont intégrées dans un contexte technique. À titre d’exemple, l’utilisation d’un réseau neuronal pour détecter des anomalies dans des données médicales ou pour traiter des signaux constitue typiquement une contribution technique. 

En revanche, une utilisation de l’IA limitée à des finalités abstraites (classification purement conceptuelle, traitement de données sans finalité technique) restera exclue. 

Cette frontière, bien que conceptuellement établie, donne lieu à une appréciation particulièrement délicate en pratique, nécessitant une rédaction précise et une caractérisation rigoureuse de l’effet technique. 

  Des exigences accrues en matière de rédaction et de stratégie de protection 

Les spécificités de l’IA impliquent une attention particulière lors de la rédaction des demandes de brevet. Il est notamment nécessaire : 

  • de définir clairement le problème technique résolu, 
  • d’expliciter les effets techniques obtenus, 
  • et, le cas échéant, de caractériser les éléments pertinents du modèle ou des données d’entraînement lorsque ceux-ci conditionnent l’effet technique. 

Dans le même temps, les caractéristiques propres à l’IA — notamment la complexité des modèles et leur caractère parfois opaque — peuvent rendre délicat l’équilibre entre divulgation suffisante et préservation d’un avantage concurrentiel. 

La protection par brevet de l’IA repose donc sur une analyse fine des effets techniques effectivement obtenus, un rôle au cœur de l’expertise du conseil en brevets

Conclusion 

L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme une technologie incontournable, rapidement adoptée par les entreprises et porteuse d’opportunités réelles. Elle appelle néanmoins à une vigilance accrue, tant dans son utilisation que dans la protection des innovations qu’elle permet. 

Pour la profession de Conseil en propriété industrielle, elle ne constitue ni une rupture totale, ni une simple évolution technique. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large d’adaptation continue aux transformations technologiques, qui charactérise cette profession. 

À cet égard, les évolutions actuelles conduisent moins à redéfinir les fondements du métier qu’à en renforcer les exigences. L’analyse, le discernement et la responsabilité demeurent au cœur du rôle du conseil en PI, dans un environnement où les outils évoluent rapidement mais où les enjeux de protection restent déterminants. 

Dans le contexte particulier des soixante ans de l’Office Freylinger, cette continuité apparaît avec clarté : accompagner l’innovation, en comprendre les enjeux techniques et en assurer une protection adaptée au service de l’entreprise, quelles que soient les transformations technologiques. 

Marques et identité d’entreprise : plus qu’un logo, une valeur à protéger

Marques et identité d’entreprise : plus qu’un logo, une valeur à protéger

Les marques d’une entreprise relèvent du droit de la propriété industrielle, branche de la propriété intellectuelle (PI), qui regroupe les droits portant sur les créations immatérielles.

Depuis plus de soixante ans, l’économie a profondément évolué. Les entreprises sont passées d’une logique majoritairement industrielle à une économie de plus en plus fondée sur les actifs immatériels. Dans ce contexte, la propriété intellectuelle s’est imposée progressivement comme un levier stratégique central — parfois bien avant que les entreprises elles-mêmes n’en prennent pleinement conscience.

Aujourd’hui encore, toutes les entreprises génèrent de la PI, parfois sans le savoir ni en mesurer la portée économique. Idées, projets, concepts : mais qu’est-ce qui peut réellement être protégé et exploité ?

Si une idée, en tant que telle, ne peut être protégée, il est en revanche possible de protéger la matérialisation de cette idée : produits ou procédés techniques qui en découlent, noms et logos liés à un nouveau produit ou service, apparence des objets, écrans d’interfaces graphiques, algorithmes à visée technique, etc.

Dans le présent article, nous nous intéressons plus particulièrement à la marque, qui constitue l’un des piliers les plus visibles — mais aussi les plus sensibles — de l’identité d’une entreprise.

Les marques nous entourent tous les jours

Si vous voyez un logo dans le commerce, dans une publicité ou simplement dans la rue, vous associez souvent instinctivement ce signe à une entreprise précise, et à une certaine attente en termes de produits ou de services.

Ce réflexe, qui semble aujourd’hui naturel, est le résultat d’une construction progressive. Il y a plusieurs décennies encore, la marque jouait avant tout un rôle d’identification. Avec le temps, elle est devenue un véritable repère de confiance pour le consommateur, dans un environnement où l’offre s’est densifiée et diversifiée.

Le logo, le nom, les éléments visuels permettent d’identifier une entreprise. Mais derrière ces signes familiers se cache une réalité bien plus profonde : la marque. Elle n’est pas qu’un élément graphique ou marketing — elle représente l’identité même de l’entreprise et constitue l’un de ses actifs les plus précieux.

La marque, un repère dans un monde saturé

Chaque jour, nous sommes exposés à des centaines de logos, de slogans et de noms d’entreprises. Pourtant, seuls certains d’entre eux parviennent à s’imposer durablement dans notre esprit.

Prenons un exemple simple : deux cafés, situés à quelques mètres l’un de l’autre. Pourquoi le consommateur se dirige-t-il spontanément vers celui dont le nom lui est familier ? Parce qu’il y associe une expérience, une qualité perçue, une promesse tenue dans le temps.

Cette fonction de repère s’est renforcée au fil des années. À mesure que les marchés se sont mondialisés et digitalisés, la marque est devenue un raccourci cognitif essentiel, permettant de distinguer, de rassurer et de choisir.

Un capital immatériel qui s’est imposé avec le temps

Ce qui rend la marque particulièrement précieuse, c’est son caractère immatériel. Elle n’existe pas physiquement, mais sa valeur économique est bien réelle.

Il y a soixante ans, rares étaient les entreprises qui inscrivaient la marque au cœur de leur stratégie patrimoniale. Aujourd’hui, elle figure parmi les actifs les plus valorisés, parfois bien au-delà des actifs matériels.

Cette réalité concerne désormais toutes les tailles d’entreprise. PME, startups et artisans ont compris que la marque cristallise :

  • la réputation acquise,
  • la relation de confiance avec les clients,
  • les investissements marketing et commerciaux,
  • l’histoire même de l’entreprise.

Une marque forte attire, fidélise, facilite les partenariats et ouvre de nouveaux marchés. Mais comme tout actif stratégique, elle doit être protégée.

Le risque de ne pas protéger sa marque : une leçon récurrente

L’expérience montre que de nombreuses entreprises commettent encore la même erreur : investir dans un nom, un logo ou une identité visuelle sans vérification préalable ni dépôt de marque.

Ce constat n’est pas nouveau. Depuis des décennies, les mêmes situations se répètent : des entreprises contraintes de changer de nom après plusieurs années d’exploitation, des conflits juridiques évitables, des pertes de notoriété parfois irréversibles.

Dans un environnement désormais mondialisé et numérique, ces risques se sont même amplifiés. Une marque non protégée peut être copiée, contestée ou détournée bien plus rapidement qu’auparavant.

Les recherches d’antériorité : un réflexe devenu indispensable

Avant de déposer une marque, il est fondamental de vérifier qu’elle n’entre pas en conflit avec des droits antérieurs. Cette démarche, appelée recherche d’antériorité, est aujourd’hui incontournable.

Si elle existait déjà il y a plusieurs décennies, sa complexité s’est accrue avec l’internationalisation des marchés et la multiplication des registres. Elle nécessite désormais une analyse rigoureuse des signes, des classes de produits et services et des territoires concernés.

Cette étape permet d’éviter des conflits coûteux et de bâtir une stratégie de marque sur des bases solides.

Déposer sa marque : un acte fondateur, hier comme aujourd’hui

Une fois la disponibilité confirmée, le dépôt de marque constitue l’acte fondateur de la protection juridique. L’enregistrement de la marque confère un droit exclusif d’utilisation du signe pour les produits et services désignés, sur le territoire couvert.

Ce principe est resté le même depuis des décennies. En revanche, les enjeux liés au dépôt ont profondément évolué. Aujourd’hui, une protection efficace doit intégrer :

  • des stratégies territoriales adaptées,
  • une anticipation des développements futurs de l’entreprise,
  • une surveillance active face à des dépôts de plus en plus nombreux.

La marque n’est plus seulement protégée pour le présent, mais pour accompagner l’entreprise dans le temps.

La marque, mémoire et projection de l’entreprise

Au-delà de sa dimension juridique, la marque est un marqueur d’identité. Elle porte l’histoire de l’entreprise, ses valeurs, mais aussi ses ambitions futures.

Les marques qui traversent le temps sont celles qui ont su évoluer sans se renier. Elles s’adaptent aux usages, aux marchés et aux technologies, tout en conservant un socle identitaire solide.

Penser la marque, c’est donc penser à la fois l’héritage et la projection.

Anticiper les enjeux de demain

Les défis à venir sont nombreux : accélération de l’innovation, digitalisation accrue, intelligence artificielle, multiplication des canaux et des territoires d’exploitation.

Dans ce contexte, la protection des marques devra être toujours plus stratégique, proactive et évolutive. Elle ne pourra plus se limiter à une démarche ponctuelle, mais s’inscrire dans une vision à long terme.

Le rôle de l’accompagnement spécialisé dans la durée

Face à ces enjeux, beaucoup d’entreprises choisissent de se faire accompagner par des conseils en propriété industrielle.  Leur rôle est de sécuriser le processus, d’anticiper les risques, et de bâtir une stratégie de protection adaptée à la réalité du marché et aux ambitions de l’entreprise.

Il s’agit de juristes spécialisés dans la matière, dont l’accompagnement permet notamment :

  • d’évaluer les chances de succès du dépôt, y compris les recherches d’antériorité ;
  • de déterminer les bons territoires à protéger ;
  • de rédiger une description précise des produits et services ;
  • et de mettre en place une veille pour détecter les imitations futures.

Quand il s’agit de la protection des innovations, les ingénieurs spécialisés interviennent pour les recherches et rédaction des brevets.

C’est un investissement qui protège durablement la valeur d’une marque et évite des litiges coûteux.

Une marque durable se construit dans le temps long

Dans un monde en perpétuelle mutation, la marque reste un point d’ancrage. Elle relie l’entreprise à ses clients, distingue ses produits et incarne sa vision.

Mais pour qu’elle conserve cette fonction dans le temps, elle doit être pensée, protégée et accompagnée avec rigueur et anticipation. La protection des marques n’est pas une formalité administrative : c’est un choix stratégique, inscrit dans le temps long.

Sans marque, pas d’identité forte.
Sans protection, pas de transmission.
Et sans vision, pas de marque durable.

WTR 1000 2026 rankings

WTR 1000 2026 rankings

We are proud to share that Office Freylinger has once again been recognized in the World Trademark Review #WTR1000 rankings confirming Office Freylinger as being “a trusted force in protecting and defending brands”.
As we celebrate our 60th anniversary, this recognition highlights the collective dedication of our entire team — past and present — whose expertise, collaboration, and passion continue to drive our success.  

This year, two of our senior Trademark Attorneys, Marie-Christine Simon and Martin Gutwillinger have been listed as “Recommended Individuals”, reflecting the firm’s enduring commitment to excellence in trademark law and client service.  

Our warmest thanks go to our clients for their trust and partnership, and to our exceptional colleagues for their commitment and teamwork. 
Together, we celebrate this milestone and look forward to many more years of innovation, collaboration, and shared success in protecting intellectual property worldwide.

SME Fund 2026 – Fonds PME – Profitez d’une subvention pour votre dépot de brevet ou de marque

SME Fund 2026 – Fonds PME – Profitez d’une subvention pour votre dépot de brevet ou de marque

Le Fonds PME de l’EUIPO est un programme de subventions de l’Union européenne qui rembourse aux petites et moyennes entreprises une partie des coûts liés à la l’obtention de droits de propriété industrielle.

Si votre demande est acceptée, vous recevez un ou des vouchers couvrant une partie des taxes officielles, voire de conseil.
Pour les marques et dessins ou modèles, l’aide peut atteindre 700 €.
Pour les brevets, l’aide peut atteindre 3500 €

Le Fonds PME ouvre le 2 février 2026.

Les fonds étant limités et attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi, nous vous recommandons vivement de déposer votre demande de subvention dès l’ouverture du dispositif, afin d’éviter tout risque de ne plus pouvoir en bénéficier.

Qui peut demander le Fonds PME ?

La subvention est ouverte aux petites et moyennes entreprises qui :

  • sont établies au sein de l’Union européenne ;
  • emploient moins de 250 personnes ;
  • réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros.

Nous vous accompagnons dans votre demande

N’hésitez pas à nous contacter pour obtenir davantage d’informations sur les modalités pratiques de cette subvention. Comme les années précédentes, l’équipe d’Office Freylinger se fera un plaisir de vous accompagner dans cette démarche.

A noter également que les demandes de subvention doivent être introduites et acceptées AVANT de procéder aux dépôts.

Office Freylinger – 60 ans d’idées protégées, toujours en mouvement.

Office Freylinger – 60 ans d’idées protégées, toujours en mouvement.

Soixante ans.
Dans la vie d’une entreprise, ce chiffre n’est jamais anodin. Il raconte la durée, la constance, la capacité à traverser les époques, les mutations économiques, technologiques et sociétales. Il raconte aussi une histoire humaine : celle de femmes et d’hommes qui, génération après génération, ont fait vivre une vision, un savoir-faire et une culture.

En 2026, Office Freylinger célèbre ses 60 ans d’existence.
Soixante ans d’engagement au service de la propriété intellectuelle.
Soixante ans d’expertise juridique et stratégique.
Soixante ans d’adaptation, d’innovation et de transmission.

Cet anniversaire marque bien plus qu’une date symbolique : il ouvre une année de célébration, de réflexion et de projection, que nous avons souhaité incarner à travers une série d’articles thématiques publiés tout au long de l’année. Une série pensée comme un fil rouge entre notre histoire, nos métiers et les défis de demain.

60 ans de longévité : une preuve de confiance

Fondé en 1966, Office Freylinger s’est développé dans un environnement en constante évolution, où les cadres juridiques, les technologies et les usages se sont profondément transformés. Si l’entreprise est toujours là aujourd’hui, c’est avant tout parce qu’elle a su gagner et conserver la confiance de ses clients, partenaires et collaborateurs.

Cette longévité n’est pas le fruit du hasard.
Elle repose sur des valeurs solides : rigueur, indépendance, excellence, sens du service.
Elle repose aussi sur une capacité à se remettre en question, à faire évoluer ses pratiques et à anticiper les besoins émergents en matière de protection, de valorisation et de défense des actifs immatériels.

Dans un monde où l’innovation s’accélère et où la propriété intellectuelle devient un levier stratégique majeur, durer, c’est déjà démontrer sa pertinence.

Un ancrage local, une portée internationale

Implanté au Luxembourg depuis sa création, Office Freylinger s’est développé au cœur d’un écosystème naturellement ouvert sur le monde. Pays carrefour, multilingue et international par essence, le Luxembourg a façonné une culture professionnelle tournée vers la coopération transfrontalière, la diversité des marchés et la complexité des cadres juridiques internationaux.

Cet ancrage local fort n’a jamais été une limite. Il est au contraire devenu un point d’appui pour accompagner des clients actifs bien au-delà des frontières, en Europe comme à l’international. Aujourd’hui, Office Freylinger agit comme un partenaire de confiance pour la protection et la valorisation des actifs de propriété intellectuelle dans un environnement mondial, en coordonnant stratégies, procédures et expertises à l’échelle globale, tout en conservant la proximité et l’exigence qui font son identité.

60 ans d’expertise : un ADN profondément ancré

La propriété intellectuelle est au cœur de l’ADN de Office Freylinger depuis six décennies. Marques, brevets, dessins et modèles, droits d’auteur, contentieux, stratégies internationales : nos expertises se sont enrichies au fil du temps, en réponse à la complexification des enjeux et à l’internationalisation des marchés.

Mais au-delà des domaines juridiques, c’est une culture de l’expertise qui s’est construite. Une culture fondée sur :

  • la maîtrise technique et réglementaire,
  • la compréhension fine des enjeux business de nos clients,
  • l’accompagnement sur le long terme,
  • et la transmission du savoir entre générations de professionnels.

Ces 60 ans racontent une histoire de continuité, mais aussi d’apprentissage permanent.

Une année anniversaire tournée vers le partage

Pour marquer cet anniversaire, nous avons choisi de ne pas nous contenter d’un regard rétrospectif. Tout au long de l’année, nous publierons une série d’articles explorant différentes thématiques clés de la propriété intellectuelle, en lien avec nos métiers, nos expertises et les transformations à l’œuvre dans notre environnement.

Chaque publication fera le lien entre :

  • l’expérience acquise au cours des 60 dernières années,
  • les enjeux actuels de la propriété intellectuelle,
  • et les perspectives d’avenir pour les entreprises, les créateurs et les innovateurs.

Cette série se veut à la fois pédagogique, stratégique et prospective. Elle s’adresse à nos clients, partenaires, pairs, mais aussi à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur le rôle central de la propriété intellectuelle dans l’économie de demain.

60 ans… et déjà tournés vers le futur

Célébrer 60 ans d’existence n’est pas un aboutissement. C’est une étape.
L’avenir de la propriété intellectuelle se dessine aujourd’hui, à la croisée de mutations profondes : digitalisation, intelligence artificielle, mondialisation des marchés, nouveaux modèles d’innovation, enjeux de durabilité et de souveraineté.

Face à ces transformations, Office Freylinger entend continuer à jouer son rôle : celui d’un partenaire stratégique, capable d’accompagner ses clients non seulement sur les plans technique et juridique, mais aussi dans une vision globale et prospective de leurs actifs immatériels.

Les solutions d’expert IP du futur se construisent dès maintenant. Elles exigent de l’anticipation, de l’agilité, une compréhension fine des technologies émergentes et un dialogue constant avec les acteurs de l’innovation. C’est dans cette dynamique que s’inscrit Office Freylinger aujourd’hui.

Une histoire qui continue

À travers cette année anniversaire, nous célébrons notre passé, nous affirmons notre présent et nous préparons l’avenir.
Le logo spécialement conçu pour les 60 ans incarne cette continuité : un pont entre l’héritage et la projection, entre l’expertise acquise et celle que nous continuerons à développer.

Soixante ans après sa création, Office Freylinger reste fidèle à ce qui fait son identité profonde, tout en regardant résolument vers demain.

Bienvenue dans l’année des 60 ans.
Une année pour célébrer, partager et imaginer ensemble l’avenir de la propriété intellectuelle.

Paperjam Brand Manager 2026

Paperjam Brand Manager 2026

Office Freylinger est partenaire du Paperjam Brand Manager 2026 – rencontrez notre équipe lors de la cérémonie de remise des prix ce 22 janvier 2026 à la « KUFA » à Esch/Alzette.

Ce prix récompense celles et ceux qui façonnent les marques avec intelligence, cohérence et vision — des qualités que cultive Office Freylinger depuis six décennies. 

Nous sommes curieux de connaître les gagnants de cette 3ème édition du Brand Manager et félicitons tous les nominés.  

Class transitions in Nice Classification on 1st January 2026

Class transitions in Nice Classification on 1st January 2026

Every five years, the Nice Classification that governs the classification of goods and services is reviewed and a new edition is published. A review means amendments, and amendments means restructuring within the framework and adjustment of trademark applications.

Here are the main changes to note before the new Nice Classification comes into force this upcoming year, on January 1st, 2026:

  • All goods in class 9 related to glasses and contact lenses will be transferred to class 10 which cover medical related goods.
  • Emergency and rescue vehicles or equipment presently covered by class 9 will be moved to class 12 which covers all vehicles and apparatus for the transportation of people or goods.
ClassAddedDeleted
1Essential oils for use in manufacture 
3Perfumes
Essential oils for fragrance / cosmetic purposes
Essential oils
9 Glasses & contact lenses
Emergency and rescue vehicles
10Glasses & contact lenses 
12Emergency and rescue vehicles 

What impact will this new classification have on trademarks?

  • Registered trademarks will not be affected and will not need to be reclassified.
  • Trademark application submitted before January 1st, 2026, will also not be affected by the amendments and will therefore not need to be reclassified.
  • However, trademark application submitted after January 1st, 2026 will be affected by it and will have to apply the amendments of the new classification of goods and services.

Office Freylinger’s Trademark Team is happy to assist for any question in regard to the amended classification and your trademark protection.

Packaging cosmétique et parasitisme : la Cour d’appel de Paris rappelle les limites de la protection face aux tendances du marché

Packaging cosmétique et parasitisme : la Cour d’appel de Paris rappelle les limites de la protection face aux tendances du marché

Le 16 octobre 2025, la Cour d’appel de Paris a rejeté les demandes faites par la société La Rosée qui reprochait à la société Caudalie d’avoir reproduit le packaging d’un de ses produits comme suit :  

La Rosée se prévalait de faits de concurrence déloyale et parasitaire en arguant que les actes de parasitisme commis par la société Caudalie, vis-à-vis de leur « stick solaire », sont caractérisés par la reprise du conditionnement et de campagnes promotionnelles similaires à ceux de son stick, ainsi que des actes de concurrence déloyale caractérisés par l’apparition d’une confusion dans l’esprit du public.

Selon la Cour d’Appel :

  • Aucune pièce n’a été apportée démontrant des freins éventuels au développement international de la société La Rosée, ni démontrant l’existence d’un préjudice lié à la commercialisation du stick solaire de la société Caudalie.
  • Le trouble manifestement illicite n’est pas établi puisque les similitudes soulignées ne dépassent pas les codes esthétiques communs.
    • Le format cylindrique large n’est pas une innovation – ce format est largement utilisé par les acteurs du marché cosmétique en matière de protection solaire.
  • Le risque de confusion dans l’esprit du public est assez mineur dans la mesure où si la colorimétrie des deux produits présente des similarités, ceux-ci se « distinguent par l’apposition très apparente de chacune des deux marques sur le tube ».
  • Le recours au même fabriquant, antérieur à la mise au marché du stick solaire de La Rosée, n’est pas pertinent pour établir l’existence d’actes de concurrences déloyale ou de parasitisme.

La Cour d’Appel a donc jugé que les actes de concurrence déloyale et de parasitisme n’étaient pas démontrés et a donc rejeté les requêtes de la Rosée.

Bien entendu, cette décision ne doit pas être généralisée. Le parasitisme demeure en soi recevable concernant les packagings dans le domaine cosmétique.

Toutefois, démontrer une concurrence déloyale et un parasitisme est difficile dans ce secteur, puisque la Cour demande des preuves précises et concrètes, et protège de manière large le concept de concurrence sur le marché, pour permettre une compétition équitable et d’éviter l’abus de position dominante.

Ainsi, les similitudes de forme, de couleur ou de style, lorsqu’elles relèvent de tendances de marché, ne suffisent pas à caractériser en elle-même un parasitisme.

Il convient alors plutôt de s’orienter vers des dépôts de marques tridimensionnelle ou de dessins et modèles qui permettent alors d’invoquer d’autres fondements à l’action.

Les équipes d’Office Freylinger sont à votre disposition si vous avez des questions en matière de la défense de vos droits de propriété intellectuelle.