Etienne Nederlof rejoint Office Freylinger en tant que Mandataire en brevets européens senior

Etienne Nederlof rejoint Office Freylinger en tant que Mandataire en brevets européens senior

Office Freylinger a le plaisir d’accueillir Etienne Nederlof, qui a rejoint notre département Brevets en mai en qualité de Mandataire en brevets européens senior.

Etienne apporte plus de 25 années d’expérience dans le domaine de la propriété intellectuelle. Après avoir débuté sa carrière en cabinet, il a passé près de vingt ans en tant que conseil brevets au sein d’une entreprise multinationale active dans les secteurs de l’énergie et de la pétrochimie, où il a conseillé sur la protection, la gestion et l’utilisation stratégique de la propriété intellectuelle dans un environnement commercial international.

Mandataire en brevets européens, mandataire en brevets néerlandais et représentant près la Juridiction unifiée du brevet (JUB), Etienne associe une vaste expérience pratique à une formation académique pluridisciplinaire. Il est titulaire de diplômes de master en chimie, en droit ainsi qu’en administration et gestion des entreprises.

Son arrivée renforce encore la pratique brevets d’Office Freylinger ainsi que notre capacité à accompagner nos clients dans le développement, la protection et la défense de leurs droits de propriété intellectuelle à travers l’Europe et au-delà. Dans le cadre de la transition en cours au sein de notre département Brevets, Etienne reprend progressivement un certain nombre de dossiers clients et de responsabilités, garantissant ainsi la continuité du service et un transfert harmonieux des connaissances.

Nous sommes ravis d’accueillir Etienne au sein de notre équipe et nous réjouissons de l’expertise et de la vision qu’il apportera à notre cabinet et à nos clients.

Pour en savoir plus sur Etienne Nederlof, nous vous invitons à consulter son profil.

Intelligence artificielle et Propriété Intellectuelle : entre continuité, transformation et enjeux de protection 

Intelligence artificielle et Propriété Intellectuelle : entre continuité, transformation et enjeux de protection 

Introduction 

Depuis soixante ans, les évolutions technologiques ont profondément transformé les objets et les pratiques de la propriété intellectuelle. Des innovations industrielles aux avancées des sciences de la vie et du numérique, chaque transformation a soulevé de nouvelles questions de protection et conduit à adapter les cadres juridiques existants, tout en préservant, dans leur essence, les principes fondamentaux du droit. 

L’intelligence artificielle s’inscrit dans cette continuité, tout en introduisant des défis spécifiques. Par son développement rapide et ses usages multiples, elle s’impose aujourd’hui comme une technologie incontournable pour les entreprises, à la fois source d’opportunités en matière d’efficacité, d’innovation et d’assistance mais également de nouvelles incertitudes, notamment en matière de droits, de confidentialité et de maîtrise de l’information. 

Ces évolutions concernent directement la propriété intellectuelle, domaine stratégique pour les entreprises, mais encore insuffisamment appréhendé dans ses interactions avec l’IA. Elles interrogent également la pratique du Conseil en propriété industrielle, dont le rôle consiste précisément à analyser les innovations techniques afin de définir et mettre en œuvre des stratégies de protection adaptées dans des environnements technologiques en constante évolution. 

Le présent article propose d’examiner successivement : 

  • l’intégration de l’IA dans les usages quotidiens et les questions juridiques qu’elle soulève,  
  • son impact sur la profession de Conseil en propriété industrielle,  
  • et enfin les enjeux liés à la protection des technologies d’IA. 

1. L’IA dans les usages quotidiens : droits, confidentialité et maîtrise de l’information 

L’IA générative est aujourd’hui largement utilisée pour la production de contenus, l’assistance à de nombreuses tâches et les développements techniques. Rapidement adoptée par les entreprises, son utilisation soulève des risques juridiques significatifs, en particulier en matière de PI et de gestion de l’information. 

Dans ce contexte, une approche encadrée apparaît nécessaire. Elle suppose notamment la mise en place de règles internes d’utilisation et de formations adaptées, afin de sensibiliser les utilisateurs :  

  • aux opportunités et aux limites de ces outils, 
  • aux risques liés à l’utilisation d’informations confidentielles, 
  • ainsi qu’aux enjeux de respect des droits de tiers. 

Ces mesures visent à favoriser un usage maîtrisé de l’IA, en conciliant ses apports opérationnels avec les exigences juridiques applicables. 

Risques en matière de confidentialité et de secret 

L’utilisation d’outils d’IA implique la transmission de données en entrée, pouvant inclure des informations sensibles. Selon les conditions d’utilisation, ces données peuvent être stockées, réutilisées ou exploitées pour l’entraînement des modèles. 

Il en résulte un risque de perte de confidentialité, notamment au regard du secret des affaires. En matière de propriété industrielle, une telle divulgation peut également compromettre la brevetabilité d’une invention, en particulier au regard de l’exigence de nouveauté. 

Une vigilance particulière s’impose dès lors quant aux conditions contractuelles et implémentations techniques des outils utilisés, et aux informations qui leur sont confiées. 

Risques d’atteinte aux droits de propriété intellectuelle 

Les systèmes d’IA sont typiquement entraînés sur des volumes considérables de données, incluant des contenus protégés par des droits de propriété intellectuelle. Cette situation soulève des incertitudes quant à la licéité des données d’entraînement,du fonctionnement des modèles, et des contenus générés. 

Les sorties produites par ces systèmes peuvent, dans certains cas, reproduire ou imiter des éléments protégés, exposant les utilisateurs à un risque de contrefaçon, principalement en matière de droit d’auteur ou de marques. 

À cela s’ajoute une problématique spécifique liée au logiciel généré par IA. Le code produit peut, sans que cela soit apparent, intégrer des éléments soumis à des licences Open Source. Or, ces licences peuvent imposer des obligations contraignantes (notamment en matière de divulgation du code ou d’attribution), susceptibles d’être incompatibles avec les stratégies de protection ou de commercialisation envisagées. 

Incertitudes liées aux contenus générés 

Au-delà des questions de contrefaçon, l’utilisation de l’IA soulève des incertitudes quant à la nature et au statut juridique des contenus générés

D’une part, les résultats produits peuvent être : inexacts, incohérents, ou inadaptés à l’usage envisagé. La complexité des modèles rend en effet difficile toute prédiction fiable de leur comportement dans l’ensemble des situations. 

D’autre part, la question de la protection et de la titularité des droits sur ces contenus demeure incertaine. Dans de nombreuses juridictions, et en particulier en Europe, la protection par le droit d’auteur repose sur l’existence d’une création humaine. Dès lors, les contenus générés de manière autonome par une IA pourraient ne pas bénéficier de protection, ou voir leur régime juridique dépendre fortement du degré d’intervention humaine. 

Enfin, les conditions contractuelles applicables aux outils utilisés peuvent prévoir des règles spécifiques quant à l’utilisation et à l’exploitation des contenus générés, ajoutant une couche supplémentaire de complexité. 

Ces incertitudes invitent à une utilisation prudente de l’IA, en particulier lorsque les contenus générés présentent une importance stratégique pour l’entreprise. 

2. L’impact sur la profession de Conseil en PI 

L’IA concerne directement les Conseils en propriété intellectuelle, en particulier sous l’effet des outils génératifs, particulièrement adaptés à la production de texte. 

Des usages en développement, entre automatisation et assistance 

À ce stade, les usages les plus réalistes de l’IA dans la pratique professionnelle ne relèvent pas d’une automatisation complète, mais d’une assistance ciblée. Ils sont particulièrement pertinents pour l’automatisation de certaines tâches répétitives (mise en forme, structuration, gestion de données), le développement d’agents internes au cabinet, et l’assistance directe au Conseil dans ses travaux rédactionnels et analytiques. 

Les solutions professionnelles souffrent évidemment du défaut intrinsèque de l’IA générative : les modèles sont probabilistes, ils produisent des textes plausibles, mais sans garantie d’exactitude. Contrairement à un outil déterministe, ils peuvent générer des incohérences ou des erreurs, voire des hallucinations. Leur utilisation sans contrôle critique expose ainsi à un risque juridique significatif. 

D’autre part, comme pour les entreprises, l’utilisation de ces outils soulève des questions persistantes en matière de confidentialité, en fonction de leur architecture et des conditions d’utilisation. 

Enfin, le recours à des outils de type “one-click” peut conduire à une dégradation de l’engagement intellectuel du Conseil. La production rapide de textes fluents peut inciter à une validation superficielle, au détriment de la construction stratégique du dossier. 

En pratique, ces outils  tendent à produire des textes statistiquement plausibles, mais stratégiquement moyens : des brevets “corrects” en apparence, mais insuffisamment différenciés ou optimisés au regard des enjeux de protection. 

Dans ces conditions, l’IA ne peut être assimilée à un outil fiable au sens d’un calculateur : elle nécessite une utilisation critique et maîtrisée par le Conseil en PI

  

Renforcer la solidité et la cohérence des analyses du Conseil en propriété industrielle 

Malgré ces limites, l’intégration de l’IA dans la pratique apparaît inévitable. Utilisée de manière appropriée, elle constitue un outil utile pour : 

  • faciliter la synthèse de documents 
  • améliorer la robustesse des rédactions de brevets et autres écrits 
  • tester des formulations ou des arguments, 
  • ou encore confronter une analyse à des objections simulées. 

C’est selon nous la bonne approche aujourd’hui: utiliser l’IA comme un outil de réflexion et de discussion, et non comme un substitut au raisonnement du Conseil. 

Elle peut fournir une forme de “cartographie” des solutions possibles, en identifiant des formulations ou des angles d’analyse. En revanche, elle ne peut pas : 

  • intégrer pleinement le contexte du client, 
  • apprécier les contraintes économiques ou contentieuses, 
  • ni assumer la responsabilité d’un choix stratégique. 

Ces éléments relèvent de l’expertise du CPI, qui reste seul en mesure de déterminer la trajectoire de protection la plus appropriée. 

En définitive, le principe doit rester clair : AI assist, human decides. 

3. Les enjeux de la protection de l’IA par le brevet 

L’essor de l’IA se traduit également par une augmentation significative des dépôts de brevets, notamment à l’Office Européen des brevets (OEB). 

Du point de vue de l’OEB, les inventions impliquant de l’IA sont traitées comme des inventions mises en œuvre par ordinateur

À ce titre, elles sont soumises aux principes classiques de la Convention sur le brevet européen, en particulier : 

  • l’exclusion des méthodes mathématiques et des programmes d’ordinateur “en tant que tels”, 
  • et l’exigence d’un caractère technique pour accéder à la brevetabilité; 

Cette approche s’inscrit dans une jurisprudence bien établie, notamment issue de la décision COMVIK (T 641/00), selon laquelle seules les caractéristiques contribuant au caractère technique peuvent fonder l’activité inventive

Ainsi, contrairement à une idée répandue, l’IA ne constitue pas une catégorie à part : elle s’insère dans un cadre juridique déjà structuré de longue date pour les technologies logicielles. 

Comme toutes les autres inventions brevetables, les inventions mises en oeuvre par ordinateur doivent également répondre aux exigences de nouveauté et d’activité inventive.

Identifier un effet technique 

La particularité de l’IA tient à sa nature même : elle repose sur des modèles mathématiques et des algorithmes, en principe exclus de la brevetabilité en tant que tels. 

La question centrale devient alors celle du passage de l’abstrait au technique. 

Pour être brevetable, une invention impliquant de l’IA doit démontrer : 

  • soit un effet technique résultant de son application (par exemple traitement d’images, détection de signaux, pilotage d’un système technique), 
  • soit une contribution technique liée à sa mise en œuvre (optimisation de ressources, amélioration du fonctionnement d’un système informatique). 

L’OEB admet ainsi la brevetabilité de nombreuses applications de l’IA, dès lors qu’elles sont intégrées dans un contexte technique. À titre d’exemple, l’utilisation d’un réseau neuronal pour détecter des anomalies dans des données médicales ou pour traiter des signaux constitue typiquement une contribution technique. 

En revanche, une utilisation de l’IA limitée à des finalités abstraites (classification purement conceptuelle, traitement de données sans finalité technique) restera exclue. 

Cette frontière, bien que conceptuellement établie, donne lieu à une appréciation particulièrement délicate en pratique, nécessitant une rédaction précise et une caractérisation rigoureuse de l’effet technique. 

  Des exigences accrues en matière de rédaction et de stratégie de protection 

Les spécificités de l’IA impliquent une attention particulière lors de la rédaction des demandes de brevet. Il est notamment nécessaire : 

  • de définir clairement le problème technique résolu, 
  • d’expliciter les effets techniques obtenus, 
  • et, le cas échéant, de caractériser les éléments pertinents du modèle ou des données d’entraînement lorsque ceux-ci conditionnent l’effet technique. 

Dans le même temps, les caractéristiques propres à l’IA — notamment la complexité des modèles et leur caractère parfois opaque — peuvent rendre délicat l’équilibre entre divulgation suffisante et préservation d’un avantage concurrentiel. 

La protection par brevet de l’IA repose donc sur une analyse fine des effets techniques effectivement obtenus, un rôle au cœur de l’expertise du conseil en brevets

Conclusion 

L’intelligence artificielle s’impose aujourd’hui comme une technologie incontournable, rapidement adoptée par les entreprises et porteuse d’opportunités réelles. Elle appelle néanmoins à une vigilance accrue, tant dans son utilisation que dans la protection des innovations qu’elle permet. 

Pour la profession de Conseil en propriété industrielle, elle ne constitue ni une rupture totale, ni une simple évolution technique. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large d’adaptation continue aux transformations technologiques, qui charactérise cette profession. 

À cet égard, les évolutions actuelles conduisent moins à redéfinir les fondements du métier qu’à en renforcer les exigences. L’analyse, le discernement et la responsabilité demeurent au cœur du rôle du conseil en PI, dans un environnement où les outils évoluent rapidement mais où les enjeux de protection restent déterminants. 

Dans le contexte particulier des soixante ans de l’Office Freylinger, cette continuité apparaît avec clarté : accompagner l’innovation, en comprendre les enjeux techniques et en assurer une protection adaptée au service de l’entreprise, quelles que soient les transformations technologiques. 

SME Fund 2026 – Fonds PME – Profitez d’une subvention pour votre dépot de brevet ou de marque

SME Fund 2026 – Fonds PME – Profitez d’une subvention pour votre dépot de brevet ou de marque

Le Fonds PME de l’EUIPO est un programme de subventions de l’Union européenne qui rembourse aux petites et moyennes entreprises une partie des coûts liés à la l’obtention de droits de propriété industrielle.

Si votre demande est acceptée, vous recevez un ou des vouchers couvrant une partie des taxes officielles, voire de conseil.
Pour les marques et dessins ou modèles, l’aide peut atteindre 700 €.
Pour les brevets, l’aide peut atteindre 3500 €

Le Fonds PME ouvre le 2 février 2026.

Les fonds étant limités et attribués selon le principe du premier arrivé, premier servi, nous vous recommandons vivement de déposer votre demande de subvention dès l’ouverture du dispositif, afin d’éviter tout risque de ne plus pouvoir en bénéficier.

Qui peut demander le Fonds PME ?

La subvention est ouverte aux petites et moyennes entreprises qui :

  • sont établies au sein de l’Union européenne ;
  • emploient moins de 250 personnes ;
  • réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 50 millions d’euros.

Nous vous accompagnons dans votre demande

N’hésitez pas à nous contacter pour obtenir davantage d’informations sur les modalités pratiques de cette subvention. Comme les années précédentes, l’équipe d’Office Freylinger se fera un plaisir de vous accompagner dans cette démarche.

A noter également que les demandes de subvention doivent être introduites et acceptées AVANT de procéder aux dépôts.

Celebrating Excellence in IP Law – IAM 300 strategy

Celebrating Excellence in IP Law – IAM 300 strategy

We are proud to announce that Philippe Ocvirk has been recognized in the IAM 300 World’s Leading IP Strategist 2024 ranking.

An annual research project that identifies top practitioners who are taking IP portfolio management to the next level. These individuals are leading the way in developing and implementing strategies that maximize the value of IP portfolios.

Thank you to our clients, colleagues, and team for your continuous support. Let’s keep striving for excellence together!

#Congratulations #IAM300 #Intellectualproperty #Excellence #Patents #Trademarks

Celebrating Excellence in IP Law – IP Stars 2024

Celebrating Excellence in IP Law – IP Stars 2024

We are proud to announce that Martin Gutwillinger and Henri Kihn have been recognized as notable practitioners by IP STARS (Managing IP)!🌟✨

We are also proud that Office Freylinger continues to be recognized among the top firms in this ranking.

Thank you to our clients, colleagues, and team for your continuous support. Let’s keep striving for excellence together!

#Congratulations #IPStars #Intellectualproperty #Excellence #Patents #Trademarks

Romania joins the Unitary Patent System

On 31 May 2024, the Government of Romania (RO) deposited its instrument of ratification of the UPCA, which will take effect on 1 September 2024.

A Unitary Patent covers the territories of those participating Member States in which the UPCA has taken effect at the date of registration of unitary effect by the EPO. Hence, Unitary Patents registered as of the date of 1 September 2024 will cover the territory of 18 Member States.

The EPO has now announced that it will accept requests for a delay of the registration of unitary effect, in order to allow proprietors to benefit from the enlarged territorial scope covering Romania.

This is a welcome initiative that will make sense for most proprietors.

It is reminded that the request for unitary effect (with translation of the entire patent) must be filed with the EPO no later than one month after publication of the mention of grant of the European patent in the European Patent Bulletin.

Philippe Ocvirk | European patent attorney | UPC Representative

Système du brevet unitaire – 1 an déjà

Système du brevet unitaire – 1 an déjà

Le 1er juin 2023 démarrait le système du brevet unitaire. Après un an, on peut considérer que c’est un succès.

Brevet unitaire

L’Office européen des brevets a opéré une introduction sans failles de ce nouveau titre, qui confère une protection uniforme dans 17 Pays européens.

A ce jour,  28 179 brevets européens à effet unitaire ont été délivrés (1). Cela représente un taux de conversion de l’ordre de 20%. C’est à dire qu’un brevet européen délivré sur cinq est converti en brevet unitaire, plutôt que d’être validé dans les états membres.

Ce sont principalement les entreprises européennes (64%) qui utilisent le brevet unitaire.  

Le 1er septembre 2024, la Roumanie rejoindra le système, portant le nombre d’Etats membres participants à 18.

La Juridiction unifiée du brevet – UPC

La JUB est bien occupée. Le nouveau tribunal a compétence exclusive – pour les états participants – pour l’ensemble des brevets européens (unitaires et validés – sauf opt-out des brevets validés), permettant de régler des conflits à l’échelle européenne en une seule procédure. 

A son premier anniversaire, le tribunal avait reçu 373 affaires (2), parmi lesquelles:

  • 134 actions en contrefaçon de brevet, dont la majorité devant les Divisions Locales allemandes,
  • 165 demandes reconventionnelles en nullité
  • 39 actions en nullité de brevet devant la Division Centrale 
  •  32 actions visant à obtenir des mesures provisoires et conservatoires et des injonctions

La Cour d’Appel, basée à Luxembourg, a quant à elle reçu environ 85 affaires.

L’effet d’harmonisation de la jurisprudence de la JUB  est crucial pour établir la sécurité juridique et la transparence au sein du nouveau système, et offre aux utilisateurs la prédictibilité dont ils ont besoin pour leurs activités économiques.

(1) EPO UP Dashboard – https://www.epo.org/en/about-us/statistics/statistics-centre#/unitary-patent

(2) Case load UPC – https://www.unified-patent-court.org/sites/default/files/upc_documents/Case%20load%20of%20the%20Court_end%20May%202024_final.pdf

Philippe OCVIRK | European patent attorney | UPC Representative

Eenheetspatent-Package

Eenheetspatent-Package

Europäesch Patenter si strategesch Tools fir innovativ Firmen: si hëllefen hir technologesch Entwécklunge souwéi hir Maartundeeler ze schützen, Investitiounen unzezéien a Partnerschaften anzegoen.

Bis haut si méi wéi 22.000 europäesch Patenter als Eenheetspatent erdeelt ginn, dorënner 34% vu PMEen.

Zënter sengem Akraafttrieden den 1. Juni 2023, ergänzt a stäerkt d‘europäescht Eenheetspatent („Europäescht Patent mat eenheetlecher Wierkung“) den existente zentraliséierte System fir europäesch Patenter. Zesumme mam eenheetleche Patentgeriicht (EPG), bitt et fir d‘Notzer eng käschteneffizient Optioun fir de Patentschutz an d‘Sträitschlichtung an Europa.

Zéckt net eis Patentequipe ze kontaktéiere fir all Froen zum Thema zum Eenheetspatent a méi allgemeng zum Schutz vum intellektuellen Eegentum.

Liest och hei d’Brochure vum Europäesche Patentamt zum Thema:

https://e-courses.epo.org/pluginfile.php/194229/mod_label/intro/UP-1920x1080px-Flyer-B-users-LUX-R01-SEO.pdf

Les start-ups qui possèdent des brevets et des marques ont dix fois plus de chances d’obtenir un financement

Les start-ups qui possèdent des brevets et des marques ont dix fois plus de chances d’obtenir un financement

a détention de droits de propriété intellectuelle (PI) renforce la capacité des start-ups à lever des fonds, en particulier pour les industries de haute technologie dont les besoins en capitaux sont plus élevés

L’Office Européen des Brevets (OEB) et l’Office de l’Union Européenne pour la Propriété Intellectuelle (EUIPO) viennent de publier une nouvelle étude conjointe soulignant à quel point les brevets et les marques peuvent favoriser la réussite des start-ups européennes. Il apparait qu’en moyenne, les start-ups qui détiennent  ces deux types de droits de PI au cours de leur phase d’amorçage ou de croissance ont jusqu’à 10,2 fois plus de chances d’obtenir un financement.

En moyenne, 29 % des start-ups européennes ont déposé des droits de propriété intellectuelle, avec des différences importantes entre les secteurs d’activité. La biotechnologie est le secteur le plus représenté, avec près de la moitié des start-ups utilisant des brevets ou des marques déposées. Parmi les autres secteurs figurent les sciences et l’ingénierie (avec 25 % d’utilisateurs de brevets et 38 % d’utilisateurs de marques), les soins de santé (20 % d’utilisateurs de brevets et 40 % d’utilisateurs de marques) et l’industrie manufacturière (20 % d’utilisateurs de brevets et 36 % d’utilisateurs de marques).

Les start-ups du secteur de la “deep tech” sont confrontées à des défis particuliers lorsqu’elles développent des technologies de pointe, car elles requièrent des investissements importants et de longs délais de mise en œuvre. Ces entreprises peuvent tirer profit des brevets et des marques pour attirer des investisseurs “patients”.

Les équipes d’Office Freylinger (juristes et ingénieurs) accompagnent les start-ups pour faire un état des lieux de leur PI et bâtir une stratégie PI sur mesure.

Graphique – source : rapport OEB/EUIPO

Grand Est Mondial Air Ballons

Grand Est Mondial Air Ballons

Pour la première fois cette année, Office Freylinger était partenaire du Grand-Est Mondial Air Ballons 2023, organisé par Pilâtre-de-Rozier. Le plus grand meeting de montgolfières au monde.

Lundi et mardi, nous avons reçu nos clients et collègues dans notre loge à Ballonville Patenaire.

Tous les participants ont été charmés par le décollage en masse. Un moment magique.

Et les plus chanceux ont fait leur baptême de l’air en montgolfière.

Atelier : le nouveau système du brevet unitaire européen

L’entrée en vigueur du nouveau système du brevet européen est imminente. Il concerne toutes les entreprises. Venez découvrir les bases de ce nouveau système lors de notre événement :

Jeudi 23 mars – 8h30 à 10h30

Petit déjeuner / conférence

Cette fois est la bonne ! La ratification allemande courant février a déclenché le compte à rebours pour l’ouverture des portes de la Juridiction unifiée du brevet : le 1er juin 2023.

Depuis le 1er janvier, les demandeurs de brevets européens ont la possibilité de présenter une requête anticipée en effet unitaire auprès de l’Office Européen des Brevets.

La sunrise period a débuté le 1er mars. Les propriétaires de brevets européens peuvent déposer une requête d’Opt-Out auprès du Greffe, afin de déroger à la compétence exclusive de la JUB.

Les décisions sont à prendre maintenant ! Qu’est-ce que le brevet unitaire ? Quelles implications et coûts ? Quel est le rôle de cette nouvelle juridiction supranationale spécialisée en brevets ? Quel est l’impact sur les brevets existants ? Quelles sont les dispositions transitoires ? Comment fonctionne l’opt-out ? Qui peut le déposer et quand ?

Ces différents aspects seront abordés lors de notre atelier par Philippe OCVIRK – European patent attorney.

Date : 23 mars 2023

Horaires.  8h30 : accueil ; 9h00-10h30 : présentation et questions

Lieu : The City by GINKGO 14-16 Avenue Pasteur L-2310 Luxembourg – Parking Glacis – Tram Limpertsberg/Theâtre

Inscription: office@freylinger.com

Lire les informations sur le brevet unitaire sur notre site :

BU/JUB Report de la date de début de la Sunrise Period

Le 6 Octobre 2022, le comité préparatoire de la Juridiction Unifiée du Brevet avait partagé avec enthousiasme leur roadmap de mise en oeuvre de l’accord relatif à une Juridiction Unifiée du Brevet (JUB). Celle-ci prévoyait initialement la dernière ratification de l’accord JUB au mois de Décembre 2022, définissant ainsi la date d’entrée en vigueur de l’accord JUB au 1er Avril 2023 et la date de début de la Sunrise Period au 1er Janvier 2023.

Malheureusement, afin d’accorder suffisamment de temps aux utilisateurs pour se préparer au nouveau système (et notamment pour mettre en place les clefs d’authentification requises pour accéder au « Case Management System »),la JUB a annoncé ce jour que le début de la Sunrise Period sera reporté au 1er Mars 2023.

En conséquence, la date d’entrée en vigueur de l’accord JUB et la date d’application des règlements instituant le Brevet européen à effet unitaire seront reportées au 1er Juin 2023.

La date de début des mesures transitoires du Brevet Unitaire semble inchangée. Selon notre compréhension, il serait alors possible de déposer une demande d’effet unitaire anticipée et une requête en report de la décision de délivrer le brevet européen dès le 1er Janvier 2023.

Sources:

https://www.unified-patent-court.org/en/news/adjustment-timeline-start-sunrise-period-1-march-2023

https://www.epo.org/applying/european/unitary/unitary-patent/transitional-arrangements-for-early-uptake_fr.html